Genevieve (alias Tee) : la songwriter britannique de Dinan sort son EP “The Twins”

Chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste britannique installée près de Dinan, Genevieve que ses proches appellent Tee vient de sortir son EP The Twins le 29 mai 2026. Six titres folk-pop qui explorent l’équilibre fragile entre instinct et raison, entre le cœur et le mental. Connue également comme membre des Gad Zukes, elle revient ici sous son propre nom, avec ses propres mots. On l’a retrouvée dans son studio La Kaboos, quelque part entre deux guitares et quelques confidences.


Genevieve, Tee… qui es-tu vraiment ?

Hello Genevieve, comment vas-tu ? Je vais très bien merci, et toi Léa ?

Très bien ! Est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ? Je m’appelle Genevieve, je suis chanteuse et compositrice britannique et je vis à côté de Dinan. En ce moment on est dans mon studio qui s’appelle La Kaboos, c’est là où j’ai toutes mes guitares et tout le nécessaire pour faire de la musique.

Tu joues de quels instruments ? De la guitare, du piano, je chante, un peu d’ukulélé et un tout petit peu de batterie. C’est surtout utile pour composer et expliquer les rythmes aux autres musiciens.

Ceux qui te connaissent via les Gad Zukes te connaissent en tant que Tee. Tu préfères quoi, Genevieve ou Tee ? J’aime les deux ! Depuis que mon projet s’appelle Genevieve, je préfère Tee parce que j’associe Genevieve à un nom de groupe. Mais la plupart des gens m’appellent toujours Tee, c’est le surnom que j’ai depuis toute petite. Genevieve, c’est la compositrice, la plus sérieuse. Tee c’est le côté fun de moi.

Dans Gad Zukes, c’est la performance, l’équipe, tu portes la chanson de quelqu’un d’autre. Alors que Genevieve, ce sont mes compositions, je vis chaque mot que j’ai écrit.


Une enfance bercée par la musique, entre l’Angleterre et la Bretagne

Comment la musique est-elle entrée dans ta vie ? Je crois avoir toujours eu de la musique autour de moi. À partir de 3 ans, j’avais mon walkman, mes cassettes ABBA, Roxette, Heart, des femmes qui prenaient le lead, ça m’a toujours inspirée. Puis Queen, Freddie Mercury, Tom Petty, des choses plus folk. C’est mon père qui avait tout ce catalogue, et ma mère qui jouait de la guitare et chantait, plutôt orientée Eva Cassidy, Bob Dylan. Elle écrivait aussi. Maman nous chantait des chansons avant de dormir, c’était vraiment un truc dans la maison. James a commencé la batterie, Francis la guitare, puis Loz a appris la guitare hyper rapidement et les garçons ont commencé à jammer ensemble.

Mon premier souvenir de groupe, c’est une reprise de Wild Thing des Animals, j’avais 7 ans, enregistrée sur cassette. James à la batterie, les gars à la guitare, et Lily et moi on criait dans le micro. Première expérience tous les cinq. On faisait l’école à la maison au début, on était un peu entre l’Angleterre et la France.


TWINS : l’EP qui cherche l’équilibre entre le cœur et le mental

Comment est né ton projet Genevieve ? Ça a commencé en 2016, même si je compose depuis mes 14 ans. En 2017, j’ai sorti mon premier EP très folk, très singer-songwriter, un peu country, toutes mes influences roots. Puis j’ai formé un trio, j’ai commencé à basculer vers autre chose musicalement. Le confinement a été un vrai tournant : le monde s’arrêtait, on se recentrait sur soi.

Je me suis mise à écrire différemment, à lâcher des émotions, à aller vers quelque chose de plus rock.

Le concept de The Twins, d’où ça vient ? J’étais à fond dans le tarot, l’astrologie, et l’idée des jumeaux The Twins revenait souvent. Ça m’a amenée à réfléchir à cette dualité en nous : le côté cérébral, l’Empereur, et le côté émotionnel, l’Impératrice. Comment on mélange ces deux parties pour prendre nos décisions ? La plupart du temps, on est trop dans le mental et pas assez dans le cœur. Cet EP, c’est vraiment ça, trouver l’équilibre entre l’intuition et la raison. Si on suit que les émotions, on se retrouve dans des situations impossibles. Si on suit que le mental, on ne vit plus vraiment. C’est très humain.


This Emotion et Technicoloured Light : deux clips, deux univers

Tu apparais très brièvement dans le clip de This Emotion, c’était voulu ? Complètement ! Je voulais que ce clip appartienne à Poppy, une amie actrice, qu’elle raconte une histoire. Rory qui a réalisé le clip m’a proposé un caméo, j’ai trouvé ça rigolo et surtout ouvert : est-ce que je suis l’inconscient de ce personnage ? Sa sœur ? Quelqu’un d’important ? C’est libre d’interprétation, et j’aime ça.

La chanson touche des gens qui ne parlent pas un mot d’anglais. Comment tu l’expliques ? La musique existait depuis un an avant que j’écrive les paroles. Le déclic est venu d’une rencontre, ce moment où quelqu’un te dit quelque chose et tout bascule. La chanson parle de ce hit reaction : comment tu réagis quand quelque chose arrive fort vers toi ? Est-ce que c’est le cérébral qui dit “j’ai peur” ou l’instinct qui dit “si je ne fonce pas maintenant, c’est foutu” ? Le refrain parle de ce besoin de respirer, de ressentir, même si ça fait mal.

Et Technicoloured Light, au contraire on ne voit que toi ? Oui, je me suis dit que pour le premier single, il fallait que je m’assume et que je porte le projet. J’ai travaillé avec Simon Guyomard, un réalisateur près de Dinan. Le concept : tout en one shot, on n’a jamais arrêté la caméra. Tout s’est fait dans le moment, et c’était ça la magie.


Sur scène à Dinan : la liberté retrouvée

Qu’est-ce que tu ressens quand tu montes sur scène ? De plus en plus, je me sens libre. Tu es dans le moment présent, engagée à 100% pendant 1h30 devant un public, avec tes chansons qui sont des parties de toi. Il faut les vivre et les respecter. Il y a toujours ce petit moment au début où tu te demandes si tout va bien se passer, puis tu rentres dans la fluidité et tu te dis “ok, on est là, on est ensemble, on fait un truc”.

Et si quelque chose ne fonctionne pas, tu vas avec le flow même quand tu es quelqu’un de très dans le contrôle comme moi !


Songwriter pour les autres, indépendante avant tout

Si je te dis Pierre Garnier ? D’un point de vue songwriter, j’ai adoré composer pour lui avec Marc Le Goff. Écrire pour les autres, c’est sortir de soi-même, essayer de rentrer dans ce que l’autre ressent et dans la pop, ce storytelling m’a toujours attirée. Je suis contente que notre chanson vive une autre vie sur son album.


Où peut-on te retrouver Genevieve ?

Sur Instagram, YouTube, TikTok, Facebook, Deezer, Spotify et Apple Music.

L’EP “The Twins” est disponible partout depuis le 29 mai 2026.

Et en live : le 21 juin 2026 pour la Fête de la Musique sur la place de la Mairie à Dinan. À ne pas rater !

“Be yourself, everyone else is already taken.” — Oscar Wilde

Crédit photo : Simon Guyomard (couverture) et Léa

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